« faire de l'école "un athlète, plus un sumo"

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a jugé dimanche 28 octobre qu'il fallait faire de l'école "un athlète et non plus un sumo", souhaitant un recentrage des programmes en primaire pour se concentrer sur la maîtrise de la langue. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il a par ailleurs confirmé la suppression des cours le samedi dans les écoles primaires à la rentrée prochaine et au collège dès l'année suivante.
"Ce que nous voulons, c'est l'école primaire tout de suite et le collège le plus vite possible", c'est-à-dire à la rentrée 2009. S'il s'est défendu d'avoir un tel projet pour le lycée, le ministre a jugé "souhaitable" pour les familles que la suppression des cours le samedi concerne l'ensemble du système scolaire. "Pour les familles, c'est ce qui est souhaitable", a-t-il dit, jugeant que la mesure n'était "pas impossible à prendre au lycée".

Elèves en difficulté

"Les deux heures que nous avons libérées pour les élèves, les professeurs, eux, les ont toujours dans leurs obligations de service et les consacreront à ces élèves en plus grande difficulté", a-t-il par ailleurs précisé. "Ces cours de rattrappage se feront dans l'organisation de la semaine qui sera de quatre jours ou quatre jours et demi", selon le ministre qui a dit croire "plus pratique" la semaine de quatre jours.
En outre, pour les élèves en difficulté en fin de primaire "il faut qu'on puisse leur proposer un stage, des stages, pendant les vacances, pendant le début de l'été, pendant les vacances de printemps pour les aider à se remettre à flot de sorte que lorsqu'ils rentreront en sixième, ils soient capables de profiter de l'enseignement du collège. Sinon, ce n'est pas la peine d'y aller".

Lecture/écriture

Interrogé sur l'illettrisme en France, Xavier Darcos a annoncé qu'une étude internationale sur les capacités des enfants de neuf-dix ans en lecture et écriture, dont les résultats seront révélés selon lui dans les prochaines semaines, montrait qu'"en 2006 encore nous avons perdu des places". "Aujourd'hui, sur 40 pays, nous sommes dans les six derniers. Même la Bulgarie est devant nous", a-t-il déploré.
"Il faut que dans les objectifs de l'école primaire que nous centrions sur l'écriture, la lecture, le français. Sans maîtrise de la langue, nous ne ferons rien", a-t-il plaidé. "On se disperse beaucoup, il faut qu'on se concentre. Il faut faire de l'école un athlète et non plus un sumo. Il faut renoncer à cette manie qu'a l'école de s'occuper un peu de tout". (AP)